LE PROCESS DE RECYCLAGE A SOPAVE
Comment se déroule le processus mis au point par SOPAVE ?En fait, l'ensemble du processus industriel comporte deux phases :
- Organisation de la collecte des films agricoles usagés
- Retraitement de ces films (lavage et granulation)
1- Organisation de la collecte du polyéthylène agricole :
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Bien
que répandue sur l'ensemble du territoire national, la "plasticulture"
reste aujourd'hui surtout concentrée dans quelques régions
: La
difficulté d'organiser la collecte des films de polyéthylène
utilisés en agriculture réside dans la dissémination
du "gisement". |
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Le transport de ce genre de matière est donc relativement onéreux puisqu'il faut des bennes spécialement dimensionnées (65 m3 au moins) pour arriver à véhiculer une charge complète de 18 à 20 T. Sur ces 20 T, dans les cas des films de paillage, seules 5 à 6 T sont du polyéthylène, le reste : des contaminants (terre, végétaux et humidité). On voit donc que l'on transporte 3 à 4 T pour 1 T utile. De nombreuses études ont été et sont encore consacrées à des systèmes de prélavage locaux afin de ne transporter que de la matière utilisable, mais jusqu'ici aucune n'a pu déboucher sur une réalité industrielle économique. Par ailleurs, les ACV (Analyses de Cycle de Vie) qui sont réalisées à ces occasions démontrent le faible impact du transport dans l'économie du traitement des FAU. Bien
entendu, lorsqu'il s'agit de bâches d'ENSILAGE, la contamination
est moindre. Elle se situe à environ 50 % car les bâches
sont plus épaisses. Les bâches de SERRES sont plus propres. Elles ne contiennent qu'entre 15 et 25 % de contaminants. Elle peuvent être encore plus propres si l'on a pris soin de couper les rives qui sont au contact de la terre. |
2- Le retraitement ou la régénération des films agricoles :
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C'est
évidemment la partie la plus difficile puisqu'ici le degré
de contamination dépasse les 50 % (on atteint 70 % dans
les films de paillage).
De plus, en déchets de plasticulture, on a affaire à des films de grandes longueurs, enroulés sur eux-mêmes, de manutention difficile et pouvant receler, outre une contamination "normale" en terre et végétaux, des monstres tels que barres de fer, jantes de voiture, vieilles batteries, madriers, tous corps qui risquent de briser les machines si on ne les enlève pas avant. Le
processus de régénération devra donc être allongé
de deux étapes supplémentaires par rapport aux déchets
dits "industriels". A
la sortie de ce prétraitement, on peut alors achever la régénération
comme pour des déchets classiques : lavage - séchage - regranulation,
soit un total de 5 opérations dont le coût sera évidemment
supérieur à celui du retraitement des déchets industriels
ou commerciaux. |
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