LE PROCESS DE RECYCLAGE A SOPAVE

 


C
omment se déroule le processus mis au point par SOPAVE  ?

En fait, l'ensemble du processus industriel comporte deux phases :

- Organisation de la collecte des films agricoles usagés
- Retraitement de ces films (lavage et granulation)

 

1- Organisation de la collecte du polyéthylène agricole :

Bien que répandue sur l'ensemble du territoire national, la "plasticulture" reste aujourd'hui surtout concentrée dans quelques régions :
- LANGUEDOC/ROUSSILLON - LANDES - PROVENCE - BRETAGNE et PAYS de LOIRE -

La difficulté d'organiser la collecte des films de polyéthylène utilisés en agriculture réside dans la dissémination du "gisement".

En effet, les films sont minces (de 25 à 150 microns d'épaisseur) et le polyéthylène a une densité de 0,92.
Il en résulte qu'un champ de 1 hectare, entièrement couvert de films de PAILLAGE (ce qui n'est jamais le cas puisque une partie seulement de la surface est couverte) n'utilise en fait que 300 kg de polyéthylène.
Si on ajoute des PETITS TUNNELS au-dessus du paillage, le poids de polyéthylène à l'hectare peut passer à 1 000 kg ce qui est encore très peu.


Il n'est donc pas envisageable d'organiser une collecte directe à grande échelle, et il faut procéder en deux temps :
a - une collecte manuelle ou mécanisée suivie d'un regroupement des petites quantités de films récupérés sur des zones délimitées,
b - un ramassage des plastiques concentrés sur ces zones par camion-remorque, autonome sur le plan du chargement.


Ceci suppose donc :
1- la constitution de ces zones de concentration qui devront être contrôlées et fermées sinon elles deviendraient des décharges sauvages,
2- une information correcte et détaillée des agriculteurs.

Le transport de ce genre de matière est donc relativement onéreux puisqu'il faut des bennes spécialement dimensionnées (65 m3 au moins) pour arriver à véhiculer une charge complète de 18 à 20 T.

Sur ces 20 T, dans les cas des films de paillage, seules 5 à 6 T sont du polyéthylène, le reste : des contaminants (terre, végétaux et humidité).

On voit donc que l'on transporte 3 à 4 T pour 1 T utile.

De nombreuses études ont été et sont encore consacrées à des systèmes de prélavage locaux afin de ne transporter que de la matière utilisable, mais jusqu'ici aucune n'a pu déboucher sur une réalité industrielle économique.

Par ailleurs, les ACV (Analyses de Cycle de Vie) qui sont réalisées à ces occasions démontrent le faible impact du transport dans l'économie du traitement des FAU.

Bien entendu, lorsqu'il s'agit de bâches d'ENSILAGE, la contamination est moindre. Elle se situe à environ 50 % car les bâches sont plus épaisses.
Il en va de même pour les petits tunnels qui ne sont au contact du sol que sur leurs côtés. Ils sont de ce fait moins pollués (50 % en moyenne).

Les bâches de SERRES sont plus propres. Elles ne contiennent qu'entre 15 et 25 % de contaminants. Elle peuvent être encore plus propres si l'on a pris soin de couper les rives qui sont au contact de la terre.

 

2- Le retraitement ou la régénération des films agricoles :

C'est évidemment la partie la plus difficile puisqu'ici le degré de contamination dépasse les 50 % (on atteint 70 % dans les films de paillage).

De plus, en déchets de plasticulture, on a affaire à des films de grandes longueurs, enroulés sur eux-mêmes, de manutention difficile et pouvant receler, outre une contamination "normale" en terre et végétaux, des monstres tels que barres de fer, jantes de voiture, vieilles batteries, madriers, tous corps qui risquent de briser les machines si on ne les enlève pas avant.

Le processus de régénération devra donc être allongé de deux étapes supplémentaires par rapport aux déchets dits "industriels".
Il comprendra :
- un premier tri pour éliminer les corps étrangers,
- un prétraitement dont le but essentiel est de ramener les feuilles de polyéthylène à un format tel qu'elles pourront être lavées. Cette étape comprend de la découpe, du prélavage, du broyage.

A la sortie de ce prétraitement, on peut alors achever la régénération comme pour des déchets classiques : lavage - séchage - regranulation, soit un total de 5 opérations dont le coût sera évidemment supérieur à celui du retraitement des déchets industriels ou commerciaux.


Le défi technologique de SOPAVE a été de s'attaquer en priorité à la régénération des déchets les plus sales.
De 1986 à fin 2002, SOPAVE a collecté et assuré la régénération de plus de 80 000 tonnes de déchets de FAU, fortement chargés en contaminants qui auraient fini leur vie en décharge ou en fumée.
Elle a ainsi fait la preuve que le recyclage des FAU peut être économique, à la condition d'en maîtriser la technologie.

 

>>> Contactez Monsieur Didier CALVET, Démarcheur Matières Premières

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